Sénégal - Grupo I
🇸🇳🦁 Sénégal, les Lions qui ne clignent pas des yeux
Une campagne sans défaite, une défense en béton et un groupe mondial où chaque détail comptera.
Introduction
Il y a des sélections qui gagnent, et d’autres qui imposent une sensation: celle que le match commence déjà avec un petit avantage au tableau d’affichage, comme si l’adversaire devait d’abord prouver qu’il a le droit d’exister. Le Sénégal de ces éliminatoires-là a souvent dégagé ce parfum. Pas forcément par des récitals permanents, mais par une maîtrise froide, presque administrative, qui finit par épuiser le rival.
On l’a vu à Diamniadio, dans cet Abdoulaye Wade Stadium qui sert de caisse de résonance: quand le Sénégal accélère, la rencontre peut basculer en une poignée de minutes. Et quand il décide de fermer, la partie se transforme en couloir étroit: on passe, si on peut. La plupart du temps, on ne peut pas.
Mais réduire cette trajectoire à une suite de victoires serait trahir l’histoire. Car la campagne est aussi faite de ces soirées où l’adversaire résiste, où le Sénégal insiste sans se découvrir, où le score reste accroché à 0-0 ou 1-1 et où l’on comprend que la maturité, parfois, c’est accepter qu’un point vaut plus qu’un élan romantique.
Au bout du compte, les chiffres racontent une domination nette: 1er du groupe B avec 24 points en 10 matches, invaincu, 22 buts marqués, 3 encaissés, différence de +19. La marge est réelle, mais pas insolente: derrière, la République démocratique du Congo suit à 22 points. Deux unités seulement: l’écart d’un match, d’un détail, d’une minute bien gérée.
Trois moments-bascule donnent le ton de la campagne. D’abord, l’entrée en matière du 18 novembre 2023: Sénégal–Soudan du Sud, 4-0, déluge précoce, message immédiat. Ensuite, le 6 juin 2024: Sénégal–République démocratique du Congo, 1-1, une piqûre tardive (égalisation à la 85e) qui rappelle que l’autorité ne suffit pas, il faut aussi tuer les matches. Enfin, le 9 septembre 2025 à Kinshasa: République démocratique du Congo–Sénégal, 2-3, match à haute tension, renversement émotionnel, et cette impression que le Sénégal sait survivre aux contextes les plus bruyants.
Et puis il y a ce final, le 14 octobre 2025: Sénégal–Mauritanie, 4-0. Une clôture comme une signature, pour refermer la porte avec la même main qui l’avait ouverte.
Le chemin des éliminatoires
Dans ce groupe B, la logique était simple sur le papier: terminer premier pour tenir le volant, contrôler son destin, et éviter que la route ne se complique. Sur le terrain, la logique a demandé du métier. Parce que le Sénégal a bien eu des matches où l’adversaire a posé une résistance spécifique: bloc bas, densité, match haché, ou au contraire match de transition où la moindre perte peut coûter cher.
La lecture de la table est limpide: Sénégal 24 points, RDC 22, puis un trou. Soudan 13, Togo 8, Mauritanie 7, Soudan du Sud 5. Le Sénégal n’a pas seulement fini devant: il a surtout mis un plafond de verre au groupe, en encaissant 3 buts seulement en 10 rencontres. C’est là que se cache la vraie différence. Parce qu’avec 22 buts marqués, on peut déjà parler d’une attaque efficace; avec 3 buts encaissés, on parle d’une structure.
Le scénario de la lutte avec la RDC mérite un arrêt sur image. La RDC termine à 22 points avec 7 victoires, 1 nul, 2 défaites: une campagne agressive, qui a gagné presque autant que le Sénégal. Mais le Sénégal, lui, a refusé de perdre: 7 victoires et 3 nuls, zéro défaite. Ce zéro n’est pas un détail statistique: c’est une façon de vivre les matches. Dans un groupe serré au sommet, ne pas perdre à Lomé (0-0), ne pas perdre au Soudan (0-0), et surtout gagner à Kinshasa (3-2), c’est transformer les risques en capital.
Le début de campagne a installé la base émotionnelle. Le 18 novembre 2023, 4-0 contre le Soudan du Sud: but à la 1re minute, but à la 6e, puis un penalty à la 56e, et le match déjà plié avant l’heure. Ce genre de départ donne deux avantages: des points rapides, et une réputation qui voyage avant l’équipe. Trois jours plus tard, le Sénégal va à Lomé et repart avec un 0-0. On pourrait y voir une petite frustration; on peut surtout y lire une capacité à ne pas s’agacer quand la serrure ne s’ouvre pas.
Le cœur de campagne a été plus nuancé. Le 6 juin 2024, 1-1 contre la RDC, égalisation concédée à la 85e. C’est typiquement le match qui peut contaminer une campagne si l’équipe se met à douter. Or, le Sénégal a répondu par du concret: trois jours plus tard, victoire 1-0 en Mauritanie. Puis, plus tard, un nouveau 0-0 au Soudan (22 mars 2025) qui, dans un autre récit, aurait pu ressembler à un ralentissement. Ici, il est resté un point de plus et un but de moins encaissé.
La fin de campagne, elle, a été une montée en puissance spectaculaire: 2-0 contre le Soudan (5 septembre 2025), 3-2 à Kinshasa (9 septembre 2025), 5-0 au Soudan du Sud (10 octobre 2025), 4-0 contre la Mauritanie (14 octobre 2025). Le Sénégal a terminé comme une équipe qui sait ce qu’elle veut: gagner, et le faire avec une différence qui laisse l’adversaire sans argument.
La segmentation chiffres en main renforce l’impression. À domicile, le Sénégal a disputé 5 matches: 4-0, 1-1, 2-0, 2-0, 4-0. Bilan maison: 4 victoires, 1 nul, 13 buts pour, 1 but contre. À l’extérieur: 0-0, 1-0, 0-0, 3-2, 5-0. Bilan dehors: 3 victoires, 2 nuls, 9 buts pour, 2 contre. Deux traits sautent aux yeux: la défense est stable partout, et l’équipe sait aussi gagner loin, pas uniquement dans son confort.
Autre découpage: les matches “à un but d’écart” et les matches “à marge”. Victoires courtes: 1-0 en Mauritanie, 1-0 aurait pu être un match piège; il a été géré. Victoire courte mais nerveuse: 3-2 à Kinshasa. À l’inverse, quatre matches gagnés par 4 buts ou plus: 4-0, 5-0, 4-0, et ce 4-0 d’ouverture. Cela raconte un Sénégal à deux vitesses: une vitesse de sécurité, et une vitesse de démolition.
Table 1
Matchs du Sénégal
| Date | Groupe | Journée | Adversaire | Condition | Résultat | Buteurs | Stade |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 de noviembre de 2023 | B | 1 | Sudán del Sur | Domicile | 4:0 | Matar Sarr (1'), Mané (6', 56' pen.), Camara (45') | Stade Abdoulaye Wade, Diamniadio |
| 21 de noviembre de 2023 | B | 2 | Togo | Extérieur | 0:0 | Sin goles | Stade de Kégué, Lomé |
| 6 de junio de 2024 | B | 3 | República Democrática del Congo | Domicile | 1:1 | I. Sarr (45+1'); Mayele (85') | Stade Abdoulaye Wade, Diamniadio |
| 9 de junio de 2024 | B | 4 | Mauritania | Extérieur | 0:1 | H. Diallo (27') | Stade Cheikha Ould Boïdiya, Nuakchot |
| 22 de marzo de 2025 | B | 5 | Sudán | Extérieur | 0:0 | Sin goles | Stade Mártires de Benina, Bengasi (Libia) |
| 25 de marzo de 2025 | B | 6 | Togo | Domicile | 2:0 | Matar Sarr (35'), Boma (67' a.g.) | Stade Abdoulaye Wade, Diamniadio |
| 5 de septiembre de 2025 | B | 7 | Sudán | Domicile | 2:0 | Koulibaly (14'), Matar Sarr (41') | Stade Abdoulaye Wade, Diamniadio |
| 9 de septiembre de 2025 | B | 8 | República Democrática del Congo | Extérieur | 2:3 | Bakambu (26'), Wissa (33'); Gueye (39'), N. Jackson (53'), Matar Sarr (87') | Stade de los Mártires, Kinsasa |
| 10 de octubre de 2025 | B | 9 | Sudán del Sur | Extérieur | 0:5 | I. Sarr (29', 54'), Mané (46'), Jackson (60' pen.), C. Ndiaye (75') | Stade de Yuba, Yuba |
| 14 de octubre de 2025 | B | 10 | Mauritania | Domicile | 4:0 | Mané (45+1', 48'), I. Ndiaye (64'), H. Diallo (85') | Stade Abdoulaye Wade, Diamniadio |
Table 2
Classement du groupe B
| Pos | Équipe | Pts | MJ | G | N | P | BP | BC | Diff |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Senegal | 24 | 10 | 7 | 3 | 0 | 22 | 3 | +19 |
| 2 | República Democrática del Congo | 22 | 10 | 7 | 1 | 2 | 15 | 6 | +9 |
| 3 | Sudán | 13 | 10 | 3 | 4 | 3 | 8 | 6 | +2 |
| 4 | Togo | 8 | 10 | 1 | 5 | 4 | 5 | 10 | −5 |
| 5 | Mauritania | 7 | 10 | 1 | 4 | 5 | 4 | 13 | −9 |
| 6 | Sudán del Sur | 5 | 10 | 0 | 5 | 5 | 3 | 19 | −16 |
Derrière les chiffres, une hiérarchie se dessine. La RDC a été le concurrent direct, celui qui a forcé le Sénégal à rester sérieux. Le reste du groupe a plutôt joué les rôles de test: capacité à ouvrir tôt (Soudan du Sud), patience contre un adversaire fermé (Togo), gestion du déplacement (Mauritanie), et match de dureté sans flamboyance (Soudan).
Et si l’on cherche la “clé de voûte” émotionnelle de la campagne, elle tient dans ces deux nuls à l’extérieur: 0-0 à Lomé, 0-0 au Soudan. Deux matches sans but, donc sans récit spectaculaire, mais deux matches qui empêchent l’adversaire de croire. Dans un format de groupe, ce n’est pas glamour: c’est rentable.
Comment ils jouent
Le Sénégal de cette campagne a un langage de résultats, et ce langage est clair: il marque beaucoup, il encaisse très peu, et il sait jouer des partitions différentes selon le besoin. Les 22 buts en 10 matches donnent une moyenne de 2,2 buts par match; les 3 buts encaissés, 0,3. Ce n’est pas seulement une bonne défense: c’est une défense qui laisse l’attaque travailler sans urgence permanente.
Premier trait: la capacité à frapper tôt et à transformer l’avance en contrôle. Contre le Soudan du Sud (4-0), but à la 1re et à la 6e minute: cela ressemble à une équipe qui entre dans le match déjà prête, déjà connectée. Dans ces matches-là, le Sénégal n’a pas besoin de s’exposer ensuite. Il peut choisir ses moments, gérer les temps faibles, et attendre que l’adversaire se fatigue à courir après un ballon qui ne lui appartient pas.
Deuxième trait: la maîtrise des matches serrés sans basculer dans la panique. Le Sénégal a fait trois nuls: 0-0 à Togo, 1-1 contre la RDC à domicile, 0-0 au Soudan. On pourrait dire “manque de tranchant” dans certains contextes. Mais le fait que ces nuls ne s’accompagnent pas de défaites indique une équipe qui accepte la frustration sans se déstructurer. Et surtout: sur dix matches, elle n’a concédé que trois buts. Même quand le match ne s’ouvre pas, l’adversaire n’ouvre pas non plus.
Troisième trait: une palette de fins de match. Il y a eu une alerte: l’égalisation concédée à la 85e contre la RDC (1-1, 6 juin 2024). Mais il y a aussi un contre-exemple éclatant: à Kinshasa, le Sénégal encaisse deux buts en 33 minutes, puis répond, puis finit par marquer le but de la victoire à la 87e. Cette victoire 3-2 n’est pas un match “propre”. C’est un match de nerfs. Et le Sénégal y a prouvé qu’il pouvait gagner même quand le scénario n’est pas confortable.
Quatrième trait: la production offensive ne dépend pas d’une seule soirée, ni d’un seul nom, même si certains apparaissent souvent. Sur la liste des buteurs de cette campagne, on croise Sadio Mané à plusieurs reprises, Matar Sarr très présent, Ismaïla Sarr, Habib Diallo, Nicolas Jackson, et d’autres apports ponctuels, sans oublier un but contre son camp en faveur du Sénégal contre Togo. Ce mélange raconte une équipe qui peut marquer sur plusieurs registres: actions rapides, phases où l’adversaire craque, penalty obtenu, présence sur coups de pied arrêtés ou situations de surface. Le total de 22 buts s’est construit par accumulation, pas par un seul match qui gonfle artificiellement la statistique, même si le 5-0 pèse lourd.
Enfin, la vulnérabilité principale n’apparaît pas comme une brèche structurelle, mais comme une question de “mise à mort”. Le Sénégal a parfois laissé respirer: 1-1 contre la RDC avec un but concédé tardivement. À la Coupe du monde, ce genre de minute peut faire basculer une qualification. Quand on construit une campagne sur la solidité, la plus grande menace n’est pas de prendre quatre buts; c’est de laisser filer le match que l’on pensait verrouillé.
Le groupe à la Coupe du monde
Le décor change, mais l’exigence reste la même: un groupe I au Mondial, trois matches, trois histoires distinctes, et une arithmétique qui ne pardonne pas. Le Sénégal y retrouve deux adversaires identifiés et un troisième qui sortira d’un barrage international. Ce détail est important: on ne prépare pas le même match contre un nom fixé que contre un profil à définir, mais on peut préparer la même chose: son propre niveau d’intensité.
Le premier rendez-vous place immédiatement le Sénégal dans une vitrine maximale: France–Sénégal, au MetLife Stadium, dans la zone New York / New Jersey. C’est le match qui installe la température du groupe. Rien n’oblige à gagner ce type d’entrée pour se qualifier, mais tout pousse à y exister: ne pas subir, ne pas concéder la dynamique, et surtout ne pas offrir un match “simple” à l’adversaire.
Le deuxième match, Norvège–Sénégal, au même stade, quelques jours plus tard, ressemble déjà à une charnière. Deuxième journée: souvent celle où l’on clarifie les hiérarchies, celle où un nul peut valoir de l’or ou être un piège selon le résultat du premier match. Le Sénégal, vu sa campagne éliminatoire, semble taillé pour ces matches de gestion: rester compact, frapper quand la fenêtre s’ouvre, et ne pas se livrer.
Le troisième match, Sénégal contre un rival issu du barrage international Llave B, se jouera à Toronto, au BMO Field. Et c’est là qu’un groupe peut se résoudre. Face à un adversaire “par définition” encore inconnu, la consigne est paradoxalement simple: ne pas attendre de savoir qui c’est pour jouer à son niveau. Les campagnes solides se brisent parfois quand une équipe se raconte que “ce match-là” doit être gagné. Mieux vaut le jouer comme une finale courte: sérieux, sans précipitation, et avec l’idée que la patience est une arme.
Calendrier du Sénégal au groupe I
| Date | Stade | Ville | Adversaire |
|---|---|---|---|
| 16 de junio de 2026 | MetLife Stadium | Nueva York / Nueva Jersey | France |
| 22 de junio de 2026 | MetLife Stadium | Nueva York / Nueva Jersey | Norvège |
| 26 de junio de 2026 | BMO Field | Toronto | Rival por definirse, saldrá del repechaje internacional Llave B: Bolivia, Surinam o Irak. |
Match par match, en langage clair et sans posture:
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France–Sénégal Scénario probable: match où la discipline défensive sénégalaise sera testée, surtout dans la gestion des temps faibles. Le Sénégal a montré qu’il pouvait encaisser très peu sur une série longue; la clé sera de transposer cette rigueur sur un match où l’adversaire aura plus de séquences dans le dernier tiers. Pronostic: empate.
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Norvège–Sénégal Scénario probable: un match plus “ouvert” que le premier, avec des phases de transition et des moments où le Sénégal peut faire valoir son efficacité. La campagne éliminatoire montre une équipe capable de gagner à l’extérieur et de rester stable loin de chez elle. Pronostic: gana Senegal.
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Sénégal–Rival por definirse, saldrá del repechaje internacional Llave B: Bolivia, Surinam o Irak. Scénario probable: match à gérer avec maturité. Le Sénégal a fini ses éliminatoires en marquant beaucoup et en gardant sa cage propre; le danger serait de confondre obligation et précipitation. Le plan le plus logique: imposer le rythme, limiter les pertes, et chercher le premier but sans s’exposer. Pronostic: gana Senegal.
Clés de qualification à surveiller:
- Ne pas concéder de but “gratuit” sur une période de flottement: la campagne a été bâtie sur 3 buts encaissés en 10 matches.
- Soigner la deuxième journée: c’est souvent le match qui donne un avantage comptable ou installe la pression.
- Valoriser les temps forts: quand le Sénégal mène, il sait contrôler; l’objectif sera de convertir cette maîtrise en points, pas seulement en bonnes séquences.
- Garder la tête froide si le groupe se joue sur la différence de buts: la capacité à gagner largement est un atout, mais seulement si la solidité reste intacte.
Opinion éditoriale
Le Sénégal a signé une campagne d’éliminatoires qui ressemble à une promesse: invaincu, une défense quasi hermétique, et une attaque capable de finir un groupe en feu d’artifice. Mais la Coupe du monde ne récompense pas les promesses; elle récompense les équipes qui savent répéter leur niveau quand l’air devient plus rare. Le Sénégal a l’outil principal pour cela: la maîtrise émotionnelle. Les 0-0 à Lomé et au Soudan n’ont pas été des accidents; ils sont des preuves d’autocontrôle.
La vraie question, c’est le goût du “coup près”. Parce qu’il y a eu une fissure symbolique: le 1-1 contre la RDC, but encaissé à la 85e. À ce niveau, ce n’est pas seulement un but: c’est une leçon. Quand l’équipe domine sans plier, elle doit choisir: insister pour tuer, ou verrouiller pour ne pas offrir un rebond. Le Sénégal a montré qu’il savait faire les deux, mais il doit décider plus tôt, plus nettement.
La beauté de cette sélection, c’est qu’elle ne s’excuse pas d’être pragmatique. Elle gagne 1-0 quand il le faut, elle gagne 4-0 ou 5-0 quand la porte s’ouvre, et elle accepte le nul sans se fissurer. C’est une maturité rare.
Mais il y a un avertissement concret, accroché à une date et à un souvenir précis: le 6 juin 2024, ce 1-1 contre la République démocratique du Congo, égalisation tardive, match qui semblait sous contrôle. En tournoi, ce type de minute peut faire basculer une qualification, une première place, ou une dynamique de groupe. Le Sénégal a déjà la structure; il lui reste à transformer la structure en réflexe de tueur, sans perdre ce qui fait sa force: la tête froide et la cage presque fermée.