Ghana - Grupo L

Ghana, les Black Stars au pas de course vers 2026 â­ïžđŸŸïž

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Une qualification nette, des fins de match tranchantes et un groupe mondial qui promet des soirées à haute tension.

Introduction

Il y a des qualifications qui se gagnent Ă  la calculette, en grattant des nuls et en priant pour un faux pas adverse. Et puis il y a celles qui se racontent comme une marche en avant: un pas sĂ»r, un regard droit, un bruit de crampons qui s’impose. Le parcours du Ghana dans son groupe africain a eu ce parfum-lĂ : une Ă©quipe qui n’a pas toujours Ă©tĂ© parfaite, mais qui a fini par donner l’impression de savoir exactement oĂč elle voulait aller.

Le fil narratif commence pourtant par un dĂ©tail de cinĂ©ma: un but Ă  la 90+6. Le 17 novembre 2023, au stade Baba Yara, Ghana–Madagascar se dĂ©noue au bout du temps additionnel grĂące Ă  Williams. Un but tardif, un 1-0 qui ressemble Ă  une porte qu’on ouvre du bout des doigts
 et qu’on finit par enfoncer au fil des mois.

Parce que le Ghana a aussi connu le contre-choc. Le 21 novembre 2023, Ă  Moroni, Comores–Ghana se termine sur un 1-0 contre les Black Stars (Maolida, 43’). Une dĂ©faite sĂšche, sans bruit excessif, mais qui pose une question simple: est-ce que ce groupe sera un chemin rectiligne, ou une route cabossĂ©e?

La rĂ©ponse arrive par sĂ©quences, avec des matchs qui servent de charniĂšres. Le 6 juin 2024, au stade du 26 Mars, le Ghana va gagner au Mali (1-2) avec un scĂ©nario typique des Ă©quipes qui refusent de lĂącher: Nuamah Ă©galise (58’), Jordan Ayew frappe trĂšs tard (90+4’). Puis il y a ce 10 juin 2024, Ghana–RĂ©publique centrafricaine, un 4-3 qui ressemble Ă  un match de boxe: Ayew s’offre un triplĂ© (dont un penalty), Fatawu marque, mais Mafouta rĂ©pond lui aussi par trois fois. Enfin, les chiffres s’installent: une machine Ă  points, avec des explosions offensives (5-0 contre le Tchad, 5-0 en Centrafrique) et des matchs verrouillĂ©s (1-0 contre Madagascar, Mali, Comores).

Sur la table, le Ghana a fini au sommet du groupe I: 25 points en 10 matchs, 8 victoires, 1 nul, 1 dĂ©faite, 23 buts marquĂ©s, 6 encaissĂ©s, diffĂ©rence de +17. DerriĂšre, Madagascar (19), Mali (18), Comores (15), RĂ©publique centrafricaine (8). Le dĂ©tail qui raconte la campagne: 23-6, c’est Ă  la fois la densitĂ© dĂ©fensive et la capacitĂ© Ă  accĂ©lĂ©rer d’un coup, comme si la sĂ©lection savait changer de vitesse sans prĂ©venir.

Le chemin des éliminatoires

Le cadre d’abord: pour la CAF, la phase de groupes se joue en aller-retour, et le principe est simple dans ses grandes lignes. Les vainqueurs de groupe dĂ©crochent directement le billet pour la Coupe du monde. Les meilleurs deuxiĂšmes de groupes peuvent ensuite entrer dans un mini-tournoi de barrage continental pour viser un ticket vers un barrage intercontinental. Cette mĂ©canique, au Ghana, elle a eu un mĂ©rite: enlever l’ambiguĂŻtĂ©. Finir premier, et ne rien devoir Ă  personne.

Dans le groupe I, la lecture est limpide: Ghana premier avec 25 points. La marge sur Madagascar (19) donne un coussin de 6 points, mais attention au miroir: Mali finit Ă  18 points avec une diffĂ©rence de buts de +11, bien supĂ©rieure Ă  celle de Madagascar (+5). Autrement dit, ce n’est pas seulement une bataille de points, c’est aussi une bataille de profils: Madagascar a pris des points, Mali a dĂ©gagĂ© un diffĂ©rentiel, et le Ghana a fait les deux.

Le dĂ©marrage, lui, a Ă©tĂ© une mini-Ă©preuve de nerfs. Deux matchs en quatre jours en novembre 2023: une victoire Ă  la derniĂšre seconde contre Madagascar (1-0), puis une dĂ©faite aux Comores (0-1). AprĂšs deux journĂ©es, le Ghana n’est ni larguĂ© ni installĂ©: il se situe dans une zone de tension oĂč le moindre second faux pas peut te transformer le groupe en course poursuite.

Le vrai tournant, c’est juin 2024, en dĂ©placement et Ă  la maison. D’abord gagner au Mali (2-1) avec un but Ă  la 90+4’, c’est un message: mĂȘme quand le match se complique, l’équipe reste vivante. Et quatre jours plus tard, ce 4-3 contre la RĂ©publique centrafricaine, c’est un match qui fait peur
 mais qui fait aussi grandir. Conceder trois buts, c’est exposer des fissures; en marquer quatre, c’est prouver qu’on a du rĂ©pondant et, surtout, un leadership offensif incarnĂ©.

Puis le Ghana a transformĂ© la campagne en sĂ©rie. Mars 2025: 5-0 contre le Tchad (Semenyo trĂšs tĂŽt, Williams, Ayew sur penalty, Salisu, Nuamah). Trois jours plus tard, Madagascar–Ghana: 0-3, avec un match marquĂ© par Thomas Partey (doublĂ©) et Kudus. À ce moment-lĂ , on ne parle plus de « se relancer »: on parle d’installer une domination.

La fin de parcours ajoute une nuance: mĂȘme les Ă©quipes qui contrĂŽlent savent trĂ©bucher sur un dĂ©tail. Le 4 septembre 2025, au Tchad, Ghana concĂšde un nul 1-1 avec un but adverse Ă  la 89’. Ce nul, dans une campagne aussi forte, sert de rappel: les matchs Ă  l’extĂ©rieur demandent une gestion du temps, pas seulement du ballon. Et derriĂšre, le Ghana rĂ©pond Ă  sa maniĂšre: 1-0 contre le Mali (Djiku), 5-0 en Centrafrique, 1-0 contre les Comores. Un sprint final qui laisse peu d’air aux poursuivants.

Table 1 — Matchs du Ghana

Date Groupe Journée Adversaire Condition Résultat Buteurs Stade
17 novembre 2023 I 1 Madagascar Domicile 1:0 Williams 90+6' Stade Baba Yara
21 novembre 2023 I 2 Comores Extérieur 1:0 Maolida 43' Stade de Moroni
6 juin 2024 I 3 Malí Extérieur 1:2 K. Doumbia 45+1'; Nuamah 58', J. Ayew 90+4' Stade del 26 de Marzo
10 juin 2024 I 4 République centrafricaine Domicile 4:3 J. Ayew 6' pen., 60', 69', Fatawu 62'; Mafouta 11', 41', 90' Stade Baba Yara
21 mars 2025 I 5 Tchad Domicile 5:0 Semenyo 2', I. Williams 31', J. Ayew 36' pen., Salisu 56', Nuamah 68' Stade Ohene Djan
24 mars 2025 I 6 Madagascar Extérieur 0:3 Partey 11', 53', Kudus 56' Gran Stade de Alhucemas
4 septembre 2025 I 7 Tchad Extérieur 1:1 Ecua 89'; J. Ayew 17' Stade Mariscal Idriss Déby Itno
8 septembre 2025 I 8 MalĂ­ Domicile 1:0 Djiku 49' Stade Ohene Djan
8 octobre 2025 I 9 République centrafricaine Extérieur 0:5 Salisu 20', Partey 52', Djiku 69', J. Ayew 71', Sulemana 87' Stade El Abdi
12 octobre 2025 I 10 Comores Domicile 1:0 Kudus 47' Stade Ohene Djan

Table 2 — Tableau de classement Groupe I

Pos Équipe Pts MJ V N D BP BC Diff
1 Ghana 25 10 8 1 1 23 6 +17
2 Madagascar 19 10 6 1 3 17 12 +5
3 MalĂ­ 18 10 5 3 2 17 6 +11
4 Comores 15 10 5 0 5 12 13 −1
5 RĂ©publique centrafricaine 8 10 2 2 6 11 24 −13

Sur le plan des segments, il y a une donnĂ©e qui pĂšse lourd: sur 10 matchs, le Ghana en gagne 8, et il ne perd qu’une fois. Mais l’autre donnĂ©e, plus « performance » que « classement », c’est le ratio buts: 23 marquĂ©s, 6 encaissĂ©s. En moyenne, 2,3 buts pour et 0,6 contre par match. Ça ne dit pas comment l’équipe se place sur le terrain, mais ça dit comment elle impose une rĂ©alitĂ©: les adversaires marquent peu, et le Ghana sait punir.

À domicile, la signature est claire: quatre victoires en cinq matchs, 12 buts marquĂ©s, 3 encaissĂ©s. Surtout, une variĂ©tĂ© de scĂ©narios: 1-0 arrachĂ© Ă  la 90+6, 4-3 ouvert, 5-0 sans dĂ©bat, puis deux 1-0 plus « gestion ». À l’extĂ©rieur, le Ghana reste fort: trois victoires, un nul, une dĂ©faite; 11 buts marquĂ©s, 3 encaissĂ©s. La dĂ©faite aux Comores et le nul au Tchad sont les deux alertes. Le reste, c’est du rendement.

Et puis il y a une statistique qui raconte l’ñme: la fin de match. Williams Ă  la 90+6, Ayew Ă  la 90+4. Ce ne sont pas des dĂ©tails dĂ©coratifs. Ce sont des points qui, sur une campagne, transforment l’angoisse en contrĂŽle.

Comment ils jouent

Le Ghana de ces Ă©liminatoires a un visage lisible Ă  travers ses rĂ©sultats: c’est une Ă©quipe capable de gagner de deux maniĂšres. Par domination nette, quand le match s’ouvre: 5-0 contre le Tchad, 5-0 en RĂ©publique centrafricaine, 3-0 Ă  Madagascar. Et par contrĂŽle serrĂ©, quand la partie se ferme: 1-0 contre Madagascar, 1-0 contre le Mali, 1-0 contre les Comores. Ce double registre est une force: il Ă©vite l’équipe « Ă  sens unique », celle qui n’existe que si elle peut courir et marquer tĂŽt.

NumĂ©riquement, les victoires Ă  un but d’écart sont nombreuses. On compte quatre 1-0, plus un 2-1 au Mali. Cela signifie que le Ghana a souvent su gagner sans prendre le large. Dans les campagnes longues, c’est prĂ©cieux: toutes les soirĂ©es ne sont pas des festivals, et les premiĂšres places se gagnent aussi dans les matchs oĂč l’attaque doit accepter de marquer une seule fois
 et de ne pas s’énerver.

Mais attention: la dĂ©fense n’est pas seulement une addition de clean sheets. L’équipe encaisse 6 buts en 10 matchs, c’est trĂšs solide; cependant, 3 de ces 6 buts arrivent dans un seul match, le 4-3 contre la RĂ©publique centrafricaine. Autrement dit, la plupart du temps, Ghana ne concĂšde presque rien; mais quand la rencontre bascule dans le chaos, l’équipe peut laisser passer des coups. Ce match-lĂ  devient un cas d’école: le Ghana le gagne, mais il indique aussi le type de soirĂ©e Ă  Ă©viter dans une Coupe du monde.

Le rythme offensif, lui, ressemble Ă  une Ă©quipe qui sait choisir ses moments. Les deux 5-0 ne sont pas des accidents: ils montrent qu’une fois la premiĂšre fissure trouvĂ©e, le Ghana peut enfoncer la porte avec une sĂ©quence de buts. Sur ces deux matchs, cinq buteurs diffĂ©rents apparaissent (Semenyo, Williams, Ayew, Salisu, Nuamah; puis Salisu, Partey, Djiku, Ayew, Sulemana). C’est une information de performance importante: la production offensive n’est pas suspendue Ă  un seul nom.

Le cas Jordan Ayew, toutefois, reste central: il marque dans plusieurs matchs-clĂ©s (contre le Mali Ă  la 90+4’, triplĂ© contre la RĂ©publique centrafricaine, but au Tchad, penalty contre le Tchad). Son influence se lit dans le timing: but tĂŽt (6’ sur penalty), but tard, but de gestion, but de secours. Ce profil-lĂ , en tournoi, fait gagner des points: il transforme les pĂ©riodes creuses en points concrets.

Les vulnĂ©rabilitĂ©s, si on les cherche sans inventer, apparaissent dans deux endroits. Le premier: les dĂ©placements oĂč le match s’éternise sans ĂȘtre tuĂ©. Au Tchad, Ghana mĂšne 1-0 et concĂšde Ă  la 89’. Le second: les matchs qui deviennent des Ă©changes de coups, comme le 4-3. Dans ces contextes, le Ghana peut gagner, mais le coĂ»t Ă©nergĂ©tique et le risque augmentent. La clĂ© sera donc moins « jouer plus offensif » ou « jouer plus dĂ©fensif » que mieux contrĂŽler les minutes 75-95, celles oĂč la campagne a dĂ©jĂ  montrĂ© que tout peut se dĂ©cider.

Le groupe Ă  la Coupe du monde

Le dĂ©cor de la Coupe du monde place le Ghana dans le groupe L, avec un itinĂ©raire nord-amĂ©ricain aux trois villes trĂšs distinctes: Toronto, Boston, Philadelphie. Trois stades, trois ambiances, et un fil: chaque match demandera une lecture diffĂ©rente, parce que les adversaires n’offrent pas la mĂȘme nature de dĂ©fi.

Sur le papier des affiches, le Ghana ouvre contre le Panama. Ensuite, un rendez-vous face Ă  l’Angleterre. Et enfin, la Croatie. Sans avoir besoin d’habiller ça de grands mots, on peut dire une chose simple: ce groupe oblige Ă  ĂȘtre complet. Il faudra savoir jouer un match Ă  initiative, un match de rĂ©sistance, puis un match de dĂ©tails.

Table — Les 3 matchs de groupe du Ghana

Date Stade Ville Adversaire
17 juin 2026 BMO Field Toronto Panama
23 juin 2026 Gillette Stadium Boston Angleterre
27 juin 2026 Lincoln Financial Field Philadelphie Croatie

Ghana–Panama, 17 juin 2026: c’est un match qui peut poser la tonalitĂ©. Pour le Ghana, l’objectif est clair dans la logique d’un tournoi: ne pas se faire embarquer dans une soirĂ©e nerveuse. Les Black Stars ont montrĂ© qu’ils savent gagner « petit » (plusieurs 1-0) et gagner « large » (deux 5-0). Le plan de match le plus cohĂ©rent, vu leur campagne, consiste Ă  chercher l’efficacitĂ© plutĂŽt que la beautĂ©: marquer, puis maĂźtriser la zone oĂč l’équipe a parfois tremblĂ© Ă  l’extĂ©rieur, les derniĂšres minutes. Pronostic prudent: gagne Ghana.

Angleterre–Ghana, 23 juin 2026: lĂ , la question n’est pas d’imaginer une tactique, mais de penser le scĂ©nario. Le Ghana a prouvĂ© qu’il pouvait rester dans un match serrĂ© et le gagner sur un dĂ©tail. Contre un adversaire de ce calibre, la prioritĂ© sera de rester longtemps Ă  hauteur de match, d’éviter le match qui part en 4-3, et d’emmener la rencontre dans un couloir « score court ». C’est exactement le type de match oĂč un but tardif, une phase arrĂȘtĂ©e, une minute 90+ peut suffire Ă  faire basculer le rĂ©cit. Pronostic: gagne Angleterre.

Croatie–Ghana, 27 juin 2026: troisiĂšme match, souvent celui des calculs, des nerfs et des jambes lourdes. Le Ghana arrive avec un profil intĂ©ressant: une Ă©quipe qui a encaissĂ© peu (6 en 10), mais qui peut aussi accĂ©lĂ©rer. Si le Ghana doit chercher quelque chose, il devra le faire sans se dĂ©sorganiser, parce que la campagne a montrĂ© que l’équipe est plus confortable quand elle contrĂŽle le volume de risques. Pronostic: empate.

Clés de qualification pour le Ghana

  • DĂ©marrer fort: transformer le premier match en points, sans laisser la gestion des derniĂšres minutes devenir un problĂšme.
  • Garder le match « court » contre les grosses affiches: le Ghana a des preuves de maĂźtrise en 1-0 et 2-1.
  • Continuer Ă  marquer Ă  plusieurs: la diversitĂ© des buteurs est un avantage en tournoi, quand les matchs se jouent parfois sur une seule occasion.
  • Éviter le match-chaos: le 4-3 des Ă©liminatoires rappelle que le Ghana peut gagner dans le dĂ©sordre, mais que ce dĂ©sordre coĂ»te cher.

Opinion éditoriale

Le Ghana arrive avec une qualitĂ© rare: la capacitĂ© de changer de costume sans se trahir. Savoir gagner 1-0 et savoir gagner 5-0, dans la mĂȘme campagne, ce n’est pas une coquetterie statistique: c’est une compĂ©tence de tournoi. Les Black Stars ont construit une qualification de leader, et ils l’ont fait en laissant une empreinte mesurable: +17 de diffĂ©rence de buts, 6 buts concĂ©dĂ©s, et une constance qui tient mĂȘme quand le match n’offre pas de confort.

Mais la Coupe du monde n’est pas une rĂ©compense, c’est une loupe. Elle grossit les dĂ©tails qui passaient entre les gouttes en Ă©liminatoires. Le Ghana a une alerte prĂ©cise, chiffrĂ©e, presque pĂ©dagogique: le 4 septembre 2025, au Tchad, l’équipe mĂšne et concĂšde Ă  la 89’. Ce but-lĂ , c’est une phrase entiĂšre sur la gestion des fins de match. En tournoi, ces minutes-lĂ  ne pardonnent pas, surtout quand l’adversaire n’attend qu’un relĂąchement pour se glisser dans l’histoire.

Le Ghana a le moteur, et il a le tableau de bord. Pour aller loin, il lui faudra surtout la ceinture de sĂ©curitĂ©: un contrĂŽle des derniers quarts d’heure Ă  la hauteur de ses chiffres globaux. Parce que la campagne a dĂ©jĂ  Ă©crit le scĂ©nario idĂ©al: quand le Ghana ferme la porte, il gagne. Et quand il la laisse entrouverte, mĂȘme un match « sous contrĂŽle » peut se transformer en soirĂ©e Ă  sueur froide. Le premier chapitre de 2026 devra donc ressembler Ă  ce que la sĂ©lection a fait de mieux: efficacitĂ©, soliditĂ©, et le sens du moment juste.